Lecompte: le graal du Calvados

images-BLOG-LECOMPTE

L’histoire de la Maison Lecompte commence en 1923 lorsque le négociant en vins et spiritueux normand, Alexandre Lecompte, décide de vendre son affaire à l’exception de ses stocks d’anciens Calvados. Il dédie alors entièrement son activité à la production et commercialisation de Calvados et fonde la Maison Lecompte.

Située à proximité de vergers produisant les meilleures variétés de pommes de la région, la Maison Lecompte est installée dans une petite ferme au coeur du Pays d’Auge. Elle renferme aujourd’hui près de 800 petits fûts de chêne répartis dans 8 caves, où vieillissent paisiblement de très vieux Calvados Pays d’Auge. C’est la complexité des notes boisées des petits fûts, apportant des épices douces comme la cannelle, la muscade, la girofle qui font tout le charme des Calvados Lecompte.

La distillerie Lecompte demeure l’une des plus anciennes et des plus traditionnelles Maisons de Calvados. Elle est lovée dans un écrin de verdure, à Notre-Dame-de-Courson, terre discrète voire même secrète à certains égards.

Calvados Pays d’Auge! Cette Appellation d’Origine Contrôlée nécessite une parfaite maitrise de la double distillation en alambic à repasse pour offrir la meilleure concentration d’arômes. Les deux alambics de la distillerie Lecompte installés dans le corps de ferme donnent chaque année les « cœurs » de chauffe qui livreront des eaux-de-vie aux arômes fruités complexes, délicats et riches.

Ensuite vient le temps du vieillissement, ce long tête à tête entre l’eau-de-vie et le fût. Il faut de longues années de plénitude dans les petits fûts de chêne pour donner fondu, rondeur et nuances. C’est la complexité des notes boisées des petits fûts, apportant des épices douces comme la cannelle, la muscade, le girofle qui font tout le charme des Calvados Lecompte.

Enfin vient le temps de l’assemblage, ce moment magique qui, au gré du talent et de l’inspiration du Maître de Chai, offre des saveurs affirmées et singulières, des nuances infinies avec pour chacune de ses cuvées « le parfait équilibre aromatique ».

Les Calvados Lecompte, c’est l’amour du métier et du terroir, la quête de saveurs inédites et d’équilibre nouveau. Pour le véritable amateur, c’est une concentration et complexité aromatique, une explosion d’arômes en bouche qu’il n’oubliera jamais.

Commander un Calvados Lecompte

Pierre Rabhi – Les clés du paradigme

A la croisée des chemins de l’humanité où l’on s’interroge sur la marche à suivre en matière de culture, d’énergie et d’organisation de notre société, il existe ça et là des petites lumières qui éclairent les chemins obscurs de nos doutes. Pierre Rabhi est de celle-là. Un esprit humaniste qui invite à la réflexion sur la Terre que nous voulons léguer à nos enfants. Ouvrez une bonne bouteille de vin, calez-vous dans un fauteuil pour 53 minutes et 19 secondes enrichissantes.

L’esprit du vin par un moine zen

Quelle découverte! Ce petit livre de Sando Kaisen devrait figurer dans la bibliothèque de tout amateur et professionnel du vin, en particulier ceux qui le font. Disciple de Maître Deshimaru, Sando Kaisen transmet la pratique du Zen partout en Europe. Son enseignement du zazen fait de la méditation assise une pratique simple et naturelle. Pour celles et ceux qui prennent le temps de méditer…avec un verre de bon vin à la main, morceau choisi :

« Aujourd’hui, on veut tel vin et pas tel autre. On surveille l’avis des puissants, on tente de connaître leurs attentes et l’on s’entend avec eux pour vendre toujours plus et toujours mieux. On est prêt à sacrifier le temps éternel du parfum et du fruit pour celui, limité, d’un tonneau sans histoire ni passé ; à sacrifier le miraculeux goût de fruit de la vigne, toujours nouveau, pour un goût boisé de tonneau, toujours le même. Sa régularité et son uniformité assureront les profits et permettront de remporter le marché. Un marché pourtant aléatoire, passager, éphémère qui, d’une manière ou d’une autre, prendra fin tôt ou tard.»

L’espit du vin – Sando Kaisen – Editions TARMA – ISBN 978-2-924157-02-2

Dieu est un fumeur de Havane

 

…Comme le chantait Serge Gainsbourg. A une époque où les interdits règnent partout comme le leitmotiv d’une société qui refuse d’assumer ses responsabilités, la culture du vin et du cigare n’est pas épargné par les attaques des moralistes à la petite semaine.…Comme le chantait Serge Gainsbourg. A une époque où les interdits règnent partout comme le leitmotiv d’une société qui refuse d’assumer ses responsabilités, la culture du vin et du cigare n’est pas épargné par les attaques des moralistes à la petite semaine. Fort heureusement, la riposte s’organise pour laisser à chacun et chacune le choix d’un plaisir personnel. Dernière en date, la création de fumoir raffiné et ventilé qui ne ressemble plus à des cages d’enfumoir à …saumon. Chic et imaginé par le bureau d’architectes d’intérieur Version B, ce nouveau fumoir mise sur un décor rétro en prolongement des collections de vêtements et accessoires urbains. Mieux ventilés et décorés avec autant de soin qu’un bar classique, les nouveaux fumoirs pourraient même réunir fumeurs et non-fumeurs le temps d’un bon cognac et de quelques bouffées. C’est en tous les cas l’image idéale que s’est fixée Vahé Gérard, directeur du magasin Gérard Père et Fils au Grand Hotel Kempinski. Belle initiative.

Article complet :

Le Temps – Fumoir mon beau fumoir – jeudi 19 avril 2012

Au sixième étage du Bon Génie, assis face aux grandes fenêtres donnant sur les toits de la place du Molard genevoise, on se croirait un peu dans un bar élégant des années 50. Une clope à la bouche même. Car fumer là-haut, c’est permis. Et chic. Imaginé par le bureau d’architectes d’intérieur Version B, ce nouveau fumoir mise sur un décor rétro en prolongement des collections de vêtements et accessoires urbains pour hommes. Avec d’un côté des tables basses et chaises en bois de chêne recouvertes de cuir. De l’autre, des fauteuils Egg d’Arne Jacobsen, près d’un téléphone en bakélite noir et d’un vieux tourne-disque trouvés aux puces. Pas étonnant, donc, que cette adresse séduise les fumeurs en quête d’ambiance stylée – ou plus simplement d’un toit – pour s’en griller une.

Depuis quelque temps, ils promènent aussi leurs volutes de fumée bleue dans d’autres endroits confinés mais non moins raffinés, qui ont ouvert un peu partout en Suisse. Comme le vaste Cigar Lounge de l’hôtel Schweizerhof de Bern, inspiré du style d’après-guerre lui aussi, l’aquarium contemporain en verre du C Bar & Lounge du Starling Hotel genevois ou le fumoir du Lausanne Palace & Spa, rénové il y a deux ans. Ces exemples de réussite incitent de plus en plus d’hôtels, notamment le Beau Rivage Palace lausannois, à étudier la possibilité d’ouvrir un tel espace.
«Les versions contemporaines n’ont plus rien à voir avec les pièces souvent enfumées qui accueillaient les amateurs de havane ou, pire encore, les coins fumeurs des aéroports. Elles sont le fruit d’une recherche pointue de design et de nouvelles technologies, entamée depuis l’entrée en vigueur de la nouvelle loi qui a banni la fumée en Suisse», analyse Antoine Wasserfallen, professeur d’architecture, d’ingénierie et de management des installations et infrastructures à l’Ecole hôtelière de Lausanne. Selon lui, l’aménagement des fumoirs, encore au stade expérimental, va évoluer ces prochaines années. «Le cadre législatif a dépassé les attentes des gens. Dès lors, les fumoirs plaisent. Mais ils ne sont souvent pas assez rentables. Dans certains cantons, le service à table y est interdit. Il faut trouver des solutions pour faciliter la vente des consommations, en installant par exemple un passe-plat», relève le spécialiste.

Mieux ventilés et décorés avec autant de soin qu’un bar classique, les nouveaux fumoirs pourraient même réunir fumeurs et non-fumeurs le temps d’un bon cognac et de quelques bouffées. C’est en tous les cas l’image idéale que s’est fixée Vahé Gérard, directeur du magasin Gérard Père et Fils au Grand Hotel Kempinski qui, à force d’entendre les clients se plaindre des courants d’air froid et des poches de fumée qui imprègnent leurs vêtements, a développé un système alternatif de circulation d’air neuf en continu, par flux laminaire. «C’est une sorte de matelas d’air, pulsé par le sol et aspiré par le plafond toutes les deux minutes. L’atmosphère de la pièce se renouvelle donc intégralement. En plus, elle peut être climatisée en fonction des saisons», explique le spécialiste des cigares qui a fondé la société G-P-F Concept-Management SA pour commercialiser son produit. Breveté mondialement sous le nom d’Airkel et répondant aux exigences énergétiques et sanitaires fédérales, c’est ce système devisé à environ 25 000 francs par 10 m2 qui a été adopté pour le fumoir du Bon Génie et le Starling C Bar & Lounge. On le reconnaît aux milliers de petits trous, plus petits qu’un talon aiguille, qui perforent le plancher et le plafond. L’air y est agréable. Le mobilier ne sent rien…
Autre avantage du fumoir Airkel, la grande liberté en matière d’architecture d’intérieur. Sa dimension n’est pas limitée. Il peut prendre la forme d’un cube en verre indépendant ou s’intégrer dans une pièce existante. Les modules perforés peuvent être recouverts par du plaquage de bois, de la peinture, un revêtement stratifié ou un vernis, pour être au plus proche du concept d’architecture global du lieu.
Couplées aux performances techniques, ces caractéristiques esthétiques contribuent à l’attrait du système. «Cela crée des opportunités pour les concepteurs d’espace et les designers industriels. Nous allons probablement explorer de nouvelles pistes pour perpétuer la culture du cigare, et plus largement, le plaisir des fumeurs. Cela passera peut-être même par du mobilier et des objets adaptés», prédit Augustin Scott de Martinville, responsable du MAS en design et industrie du luxe à l’ECAL qui était invité à enfumer, avec ses étudiants, un prototype Airkel. Ces prochaines années, Vahé Gérard songe même à conquérir le marché des particuliers. L’amateur de havane ne serait pas surpris que le fumoir fasse son retour dans les maisons privées. A l’image de la pièce jadis réservée aux hommes des demeures bourgeoises ou aristocratiques. Volutes à suivre, donc.

Volutes

Je ne prends pas d’infusion. Ou alors rarement. Enfin, je veux parler de ces infusions d’herbes ou autres plantes aromatiques. On dit de certaines quelles sont bonnes pour la digestion ou le sommeil. Moi j’en aime d’autres, bonnes pour l’esprit. Des infusions de vie qui mêlent les volutes bleue d’un havane aux fragrances cuivrées d’un Armagnac ou d’un rhum. Ou encore la verdoyante robe d’une grande Chartreuse VEP, verte vallée pour laisser s’écouler un vers, une phrase, un son, jusqu’au bout de la nuit, jusqu’au bout de l’envie. Des mots écrits à l’encre devin pour éclairer les nuits d’insomnie…TS