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Vin sain ou poison ?

Le bon vin est tel s'il est issu de sols cultivés et non désherbés chimiquement, sans recours aux engrais chimiques, fait avec des raisins non artificiellement bloqués dans leur maturation par des traitements chimiques anti-pourriture, des moûts vinifiés sans nano-technologie, sans additif autre qu'un peu de soufre, non ensemencés avec des levures, aromatisés avec des copeaux, vieillis à l'oxygène ou encore artificiellement concentrés. Le bon vin est tel s’il est mis en bouteille dans sa région de production. Ne serait-ce que pour éviter le double transport, bouteille vide d’un côté, citerne de vin de l’autre.

Un bon vin se doit d'être vivant, c'est à dire ni stérilisé ni pasteurisé. Un bon vin est d'abord un vin de repas, un vin de partage, un vin de plaisir. Un bon vin peut être avec ou sans médaille, sans note Parker ou autres führers du goût qui disent ce qu'ils croient bon de ce qui ne l'est pas. Il n'y a pas de corrélation entre un bon vin et son tarif hormis le fait évident que, pour des raisons de volumes produits, la plupart des vins de qualité sont vendus en réseau traditionnel, hors des circuits des hard discounters et autres brookers de vin. On comprend mieux qu'il n'est pas difficile de faire des "économies" afin de produire moins cher mais plus toxique. Comme l’été avec les rosés-aspirines, alors qu’ils peuvent être si noble et si bon…N'oublions jamais que tant que le profit ultime sera au centre de notre alimentation, nous serons en danger. Ce n'est ni sur ce que nous respirons, ni sur ce que nous buvons, ni sur ce que nous mangeons que nous devons faire des économies parce que derrière le même mot se cache plusieurs réalités ; les unes nous nourrissent, les autres nous empoisonnent. Choisir de consommer bon va bien au delà du goût. Ce dernier est une façade qui est aujourd'hui largement une construction à base de sucres et d'arômes que la chimie peut imiter, voire dépasser. La réelle qualité d'un vin, ce n'est pas que son goût. Pas plus que prendre la nationalité d'un pays se résume à recevoir un passeport. Le bon vin, c'est d'abord une culture. Il y a urgence à ne pas l'oublier. 

 

Mourir de boire


À défaut de mourir de rire, êtes-vous prêt à mourir de boire ? Une récente étude sur la présence de résidus de pesticides dans le vin a révélé aux grands jours ce que nous dénonçons depuis de nombreuses années. À savoir que le « vin » produit selon des manières industrielles représente un danger. Ces nombreux résidus témoignent d’une utilisation très intensive de pesticides en viticulture. Parmi ces résidus trouvés de nombreuses molécules sont des cancérigènes possibles ou probables, des toxiques du développement ou de la reproduction, des perturbateurs endocriniens ou encore des neurotoxiques1. Au total 15 résidus de pesticides différents ont été détectés parmi les vins conventionnels. Parmi les substances les plus dangereuses a été retrouvée la procymidone classée cancérogène, reprotoxique et perturbateur endocrinien par l’UE. Pour lire la suite, c’est par ici, pour boire du vin sain, c’est par là…

 

Buvez du Madiran et…

Vous aurez la vie sauve !

C'est en substance les conclusions du Professeur Roger Corder dans le livre qu'il vient de publier et qui dérange. Roger Corder est professeur de thérapie expérimentale au William Harvey Institut de recherches de Londres. Il a poursuivi la recherche dans la fonction cardiovasculaire et les liaisons entre le diabète et la maladie de coeur pendant 25 ans, avec le but de découvrir de nouveaux traitements pour ces problèmes de santé toujours croissants. Son dernier rapport (résumé en pdf 104 ko) sur les effets des vins du Sud-Ouest et tout particulièrement ceux issu du cépage Tannat (Madiran) sur l'organisme est retentissant. A observer le nombre de pharmacie qui se trouvent en centre-ville, il y a urgence à reconsidérer le fait que la consommation raisonnable de vin naturel aux effets préventifs bénéfiques est une urgence. Si je vous dis que ma grand-mère est partie dans sa centième année et buvait son verre de vin régulièrement ? Quel rapport ? Et bien c'est à trois kilomètres de Maumusson, au coeur du vignoble madirannais que nous sommes originaires ! Au fait, vous avez du Madiran dans votre cave ?

Armagnac : quand les bordelais en remettent une couche…

Une eaux-de-vie qui porte bien son nom

La constatation d’une mortalité cardiovasculaire inférieure dans la Sud-Ouest par rapport au reste de la France pose la question de la contribution de l’Armagnac au « French Paradox ». Une équipe pluridisciplinaire de pharmacologie de l’Université Victor Ségalen de Bordeaux dirigée par le Professeur Moore travaille depuis 2000 sur les effets spécifiques de l’Armagnac liés aux extraits végétaux qu’il contient et à son mode de consommation. Pour lire la suite…

Alerte à Babylone

4 minutes et 18 secondes pour prendre ses responsabilités

Pourquoi attendre la "maladie de la grappe folle" pour se convertir à une viticulture respectueuse des sols ? Pourquoi tuer la terre qui nous nourrit ? Pourquoi mettre en avant le goût, si le produit est dangereux pour la santé ? Depuis des années, La Couleur du Vin, à son niveau, défend par ses sélections de vins une viticulture de qualité, respectueuse de l’environnement. Vendre du vin est à la porté de n’importe quel imbécile. Déguster, sélectionner, rencontrer, écouter, regarder, philosopher est un métier qui s’apprend chaque jour. Il y a bien longtemps que la sonnette d’alarme est tirée mais cela ne suffit pas. A vouloir boire du «pas cher» du pinard «Supercard», la masse des consommateurs encourage la production de «vins» industriels (copeaux de bois, aromatisation, pesticides…) et les sols sont en train de crever. On le savait, on en a une fois de plus la confirmation avec cette redoutable vidéo de Claude Bourguignon. Le célèbre agronome (qui s'occupe entre autre de conseiller Olivier Decelle…) livre un témoignage sidérant sur l’état de nos sols. A voir et à revoir…sans faim.




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Vous avez dit "terroir" ?

4 minutes et 18 secondes redoutables pour prendre ses responsabilités…